In the Heart of the Canadian Rockies
James Outram
1923
Entrer en relation avec la montagne
Les expéditions et ascensions qui ponctuent les récits de In the Heart of the Canadian Rockies ont pour trame de fond[1], comme le titre l'implique, les Rocheuses Canadiennes. Le contexte est celui de trois visites estivales de 1900 à 1902 faites par J. Outram en compagnie de guides alpins professionnels et une poignée de passionnés de la montagne, lesquels l’auteur désigne par le substantif identitaire de ‘mountaineer’. A l'époque, le terme de mountaineer est encore jeune[2] et il est fort probable que les récits d'aventure et de voyage tels ceux de James Outram ont participe à la cristallisation de sa sémantique. Dans le cadre du présent commentaire, nous tenterons de démontrer en référant a une série d’extraits que le mountaineer est bel et bien en relation avec la montagne lors de la pratique du mountaineering ; qui plus est, nous verrons que cette relation est interrelation.
LIRE L'ARTICLE AU COMPLET grace au service de partage de fichiers Acrobat : https://share.acrobat.com/adc/document.do?docid=7317664d-5f05-4971-8733-63f2207dad8e
[1] Nous avons opté pour un terme qui n’est ni landscape ni taskscape (Ingold 2000, Hirsh et O’Halon 1991, Frohlick 2003) dans ce cas-ci et dans l’attente de la constitution d’une base théorique solide pour notre étude.
[2] Historiquement, l’utilisation du terme mountaineer remonte à 1610. A l’époque, un habitant d’une région montagneuse pouvait être désigné par le terme de mountaineer. La désignation d’activités en montagne par le terme ‘mountaineering’ passe à l’usage en 1803. Le premier club alpin est fondé en Grande-Bretagne en 1857.